Un écran cinéma

Un écran cinéma Vois mes douces collines tapissées de gelée, Etxéa” la maison berceau ou tout s'éveille, Mes montagnes pour qui mon regard s'émerveille,
Vous faites mon coeur tendre et mes larmes coulées. Vos veines de bitume flânent dans les villages, Les sous-bois cachotiers aux arbres si feuillus Effleurent la peau rude des vieux chênes bourrus, Se penchant pour mieux voir l'ombre de leurs feuillages. Sur le flanc des vallées quelques vaches ruminent,
Les rayons capricieux réchauffent les coquettes,
Au loin de blancs moutons, pétales paquerettes
Eclatent en bouquets quand notre oeil les devine. Un vent d'ailes a soufflé sur les cîmes là-bas,
La plaine se parfume d'une brise volage, Mes yeux gardent encore vos si belles images,
Mes Pyrénées se voilent d'un écran cinéma...